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Le Parc des Coteaux

Le Parc des Coteaux est constitué d'un ensemble d'espaces reliés entre eux, sur les coteaux de Garonne. Chacun de ces espaces sera, à terme, aménagé en parc, et ces parcs reliés par un "fil vert" d'amplitude variable suivant les sites mais toujours présent sur toute la continuité des 25 km. Ces différents parcs constituant le Parc sont déclinés selon une thématique par parc, en rapport le plus souvent avec leur histoire ou leur dominante, soit du nord au sud :

- le Parc de Beauval à Bassens : les jardins exotiques – 15 ha.
- le Parc Rozin – 5 ha.
- le Parc Panoramis – 0,8 ha.
- le Parc Séguinaud et des Griffons : les jardins des Floralies – 16 ha.
- le Parc de Carriet à Lormont : les jardins d'eau – 5,6 ha.
- le Parc du Prince Noir – 4,6 ha.
- le Parc du Bois Fleuri – 2,6 ha.
- le Parc de l'Ermitage : les jardins des thermes – 30 ha.
- le Parc des Iris : le lauretum – 6,5 ha.
- le Parc Palmer à Cenon : les jardins à thème – 23 ha.
- le Parc Tranchère – 8 ha.
- le Parc Victor Hugo : le chemin des Sources – 1,5 ha.
- le Parc du Cypressat – le jardin des cyprès – 11,8 ha.
- le Domaine de Sybirol à Floirac.
- le Parc de l'Observatoire : les jardins du ciel – 12 ha.
- le Parc du Castel – 3 ha.
- le Parc de la Burthe : les jardins du monde – 45 ha.

Les enjeux

Le site des coteaux de Garonne peut être considéré aujourd’hui comme un lieu emblématique au même titre que les rives de la Garonne. L'ambition affichée par les villes du GPV est de faire valoir les potentialités de ces 400 hectares situés en articulation entre le plateau de Hauts de Garonne et la ville basse. L'enjeu est double de par la spécificité et les dimensions de ces espaces :

- offrir aux habitants des Hauts-de-Garonne un espace urbain "de nature" de grande qualité, fonctionnant comme élément structurant dans l'évolution de tissu urbain.
Il s’agit de prendre en compte le « patrimoine arboré » existant (véhiculant une image forte pour les habitants) et de le faire évoluer vers un projet global pouvant fédérer tous types de public. La connaissance des usages est une clé de compréhension des lieux qui permettra de donner du sens à ce parc, d'en redessiner l'espace et d'anticiper sur les pratiques futures.
Des vallons transversaux perçant la falaise en cinq endroits et permettant la relation douce entre plateau et vallée, autorisent d'une certaine manière la constitution d'une ville, basse et haute, autour d'une armature verte qui relie les parcs entre eux du Nord au Sud.

Rendre identifiables et accessibles ces espaces à l'échelle de l'agglomération pour contribuer à la mise en œuvre d' une « Métropole durable » et une intégration spécifique des Hauts de Garonne dans le système urbain de l' agglomération bordelaise.

Faire coexister et développer des usages à la fois différents et très complémentaires : culturels, de nature, sportifs, de détente.

Si l'aménagement et l'ouverture au public des parcs relèvent des compétences de chaque commune, la réalisation d'un lien vert linéaire sur 25 km relève d'une volonté intercommunale. Le projet de parc s'inscrit naturellement dans le cadre des cheminements doux entre les espaces « naturels » de l'agglomération bordelaise (Tour de découverte de la CUB et boucles locales, Plan départemental des itinéraires de randonnée).

Le Parc des Coteaux permet d'offrir tout à la fois :
- un aménagement linéaire sur 12 km (25 km en développé), héritage de la Garonne,
- des horizons sur la ville de Bordeaux,
- des vallons transversaux, permettant la relation douce entre plateau et vallée en cinq endroits,
- un rebord de plateau instable et boisé, avec, légèrement en retrait, des châteaux au milieu de leur parc de plusieurs dizaines d'hectares, constituant un ensemble boisé continu et non bâti.

Le Parc des Coteaux, c'est :

• Naturaliser une idée.
• Inscrire les symboles du temps présent.
• Permettre de réconcilier l'Homme et la Nature, grâce à l'ethnobotanique.
• Donner à voir et à comprendre les fondements des territoires concernés – les falaises – les
• sources – les arbres séculaires – les chemins creux.
• Scintiller – éclairer – surprendre, grâce aux installations spécifiques.
• Décliner une même approche formelle : "la clairière" – "l'horizon" – "le jardin".
• Assurer l'héritage de la génération précédente "rurale" :
• des sentes en haut,
• des fossés en bas,
• des vignes parfois,
• la forêt comme fond de décor (la mise en culture a été la priorité des plateaux,
• la forêt, matelas protecteur, celle des coteaux).
• Accueillir toute forme de pratique qui puisse se dérouler dans l'espace ouvert et périurbain.
• Une programmation des événements.
• Une gestion Haute Qualité Environnementale.

www.biennale-panoramas.fr/le-parc-des-coteaux-en-biennale-rive-droite/}

 

Parc de Beauval : le jardin historique
Au 19ème siècle, les bourgeois éclairés ont voulu reconquérir les sites exceptionnels. Ils ont fait appel à des concepteurs, et leur ont commandé la mise en culture des sites qui entouraient le lieu sommital.
Dans toute la panoplie des châteaux marquant le Parc des Coteaux, Beauval, sur son tertre embrassant le paysage à 360°, offre les conditions de ce retour à la nature postromantique. La remise en état du bois, de la vigne, des prés, et du verger, sont nécessaires à la "réinstallation" du château sur son tertre.

Objectifs d'aménagement :
- restaurer, réhabiliter, pérenniser et sécuriser le patrimoine végétal.
- remettre en valeur les structures principales et leur redonner une fonctionnalité dans le cadre des nouveaux usages. Redonner à lire la composition du domaine.
- redonner une lisibilité et une valeur à chacun des sous-espaces identifiables dans le cadre d'une réinterprétation contemporaine de ceux-ci, adaptée à leurs nouveaux usages et à l'accueil du public, en liaison avec une réutilisation du patrimoine bâti.
- assurer des accès du public, pratiques et fonctionnels, favorisant les déplacements des piétons et cyclistes, tout en assurant une connexion du domaine avec d'autres espaces publics.

Parc de Rozin
Le Parc déplace ses formes courbes en amphithéâtre et remonte ses franges pour attraper les soutènements des terrasses qui le surplombent.
Le paysage du Parc de Rozin propose trois ambiances différentes. Un grand théâtre de verdure orienté vers le Nord et le port, qui dessine une marche en contre bas du cimetière, qui nous offre un splendide panorama à 180° et nous permet d'apercevoir le site de Panoramis.
Enfin une partie en dévers qui accroche le Château Beaumont sur le haut et plonge sur la rue de Rome vers le bas pour rejoindre le chemin d'accès au site de Panoramis / Fantaisie.

Panoramis
Après une montée à flanc de coteaux par un chemin creux, à travers le sous-bois, Panoramis se dévoile. Un site sauvage, le chemin se devine à peine en taillant sa trace au milieu des graminées.
Soudainement, un site très brut, très en rupture avec la ville, un lieu de voyage, de transport dans un ailleurs. C'est un site qui se traverse plus qu'il ne s'investit.
Le fil du Parc des Coteaux se fait oublier pour laisser place à la splendeur des paysages et des lointains qui se dessinent.

Parc des Griffons et de Séguinaud : le jardin des Floralies
Hors de la ville, hors du temps de Panoramis, le Parc de Séguinaud nous ramène au contact d'un lieu chargé d'histoire dans une atmosphère plus habituelle où l'on retrouve associées des activités de loisirs et des installations sportives.
L'intérêt de Séguinaud est plus dans ses marges en limite du parc à la recherche des traces de son tracé initial. Le fait de contourner le parc (clos par la nécessité de protéger les activités du centre de loisirs pour enfants) nous fait entrer dans une zone dʼentre-deux sur les traces d'un domaine qui jadis fut plus grand qu'il ne l'est aujourd’hui. Ainsi, le Parc des Coteaux reprend sur ces boisements sauvages un terrain longtemps abandonné par les hommes faute d'entretien.
Réunissant deux parcs, l'ensemble est organisé autour du château Séguinaud et du château des Griffons.
Le terminus du tramway et le pôle multimodal réalisés en 2009 à l'entrée du parc modifient le rapport que cet ensemble nourrissait avec le territoire communal.
Les axes de composition s'accrochent aux deux espaces majeurs du site : la route des coteaux, et la vue sur le fleuve.

Parc de Carriet : le jardin d'eau
De la cité-jardin, cité horizontale, à la ZUP verticale, le quartier témoigne de l'évolution de l'idéologie de la nature en ville au 20ème siècle.
Un corridor vert, une séquence de ville parc subliment par étagement des constructions la force de la topographie du coteau.
Le grand atout du quartier est sa position sur les versants du coteau. Parmi l'ensemble des espaces belvédères du quartier, le site de la piscine est l'un des plus prometteurs en offrant au regard des perspectives grandioses sur Bordeaux et le pont d'Aquitaine.
L'eau est tellement présente dans la Garonne, dans la piscine municipale, que cet endroit se devait de rendre hommage à l'élément fondateur de ce site.

Parc de l'Ermitage Sainte-Catherine : les jardins des thermes
Longtemps, ce site boisé, transformé par les Ciments Français, permit l'extraction de marnes et de calcaires. Puis l'activité industrielle cessa, et les fronts de taille sont depuis colonisés par une végétation pionnière.
Certaines carrières, telles les Buttes Chaumont à Paris, ont su accueillir des pratiques de jardin public.
L'aménagement du Parc de l'Ermitage, dont la première tranche est achevée, a permis d'ouvrir au public un espace magnifique autour d'un lac et des coteaux, abrupts, et de mettre en valeur des points de vues remarquables par la création de petits belvédères sur le haut du parc.
La seconde tranche permettra de ménager des liaisons pour finir le tour du par cet pour faciliter les relations avec le centre- bourg.
Au sud, un projet mettra en relation la partie haute du parc avec le pied de la falaise : il s'agit du projet des Cascades de Garonne, complexe thermo ludique, tirant parti de la présence d'une source d'eau chaude.

Parc des Iris : le lauretum
En ce lieu où la Garonne semble passer sous les coteaux, la nature a été très généreuse : gros chêne, laurier-sauce sur un versant sud bien exposé…

C'est un site de fin de plateau, un parc qui dégringole dans la pente, une très belle fenêtre plongeante et profonde sur la Bastide et le Port de la Lune.
Lormont tire son nom du Mont des Lauriers. Le bois de Lormont était un bois sacré ; le laurier était dédié à Apollon. De temps immémorial, le laurier a été une des plantes les plus célébrées et les plus richement chargées de symbolisme.
Il a semblé particulièrement intéressant de confirmer la présence d'influences méditerranéennes, autour d'une clairière, grande terrasse enherbée, en pente douce ouverte sur le fleuve.

Parc Palmer, Parc Tranchère : les jardins à thèmes
L'espace théâtralisé, la souplesse, pièce maîtresse à mi-distance des deux extrémités du Parc des Coteaux. Lieu phare dû au rayonnement du pôle culturel qui brillera telle une lanterne. Un parc de la lumière d'ouest, un parc du soir où les grandes ombres se découpent sur l'herbe.
Sur les hauts, une série d'équipements culturels, de loisirs ou sportifs et des logements en contrebas.
Le parc est un grand mouvement de terre souple et de courbes tendres qui dessinent de grands espaces en talwegs ouverts vers la ville basse.
Ce lieu emblématique a été requalifié il y a une quinzaine d'années. Il accueille diverses activités sportives et de loisir et, sous peu, le Rocher Palmer, équipement culturel majeur de l'agglomération.
Pour que l'homme puisse se mesurer à la nature unificatrice du site, et en dépasser les contraintes, cette nature doit être aimable, que chaque élément soit majestueux que certains arbres "protègent".
Devant le château, la clairière oblige à la constitution d'une lisière en arrière et dégagement visuel vers le fleuve.
Entre les deux châteaux a été expérimentée la mise en jardin d'une partie du parc par des pergolas.
Cette attitude, pour être durable, devra s'inscrire plus profondément dans les nouvelles directions proposées par le plan de composition et mettre en œuvre un thème qui n'apparaît pas dans les jardins du Parc des Coteaux : collection de plantes, art topiaire, vigne élevée dans un autre but que produire du vin.
Ce parc doit continuer à accueillir des essences nouvelles venues d'autres continents car cet apport d'exotisme confirme Bordeaux comme ville-port.

Parc Victor Hugo : le Chemin des Sources
Avant la technique des châteaux d'eau à partir des années 1930, l'approvisionnement en eau potable, en raison de l'urbanisation, est devenue une préoccupation essentielle au début du 19ème siècle.
Il y eut d'abord une société privée Carpentier qui assura la distribution d'eau des sources de Monrepos. Ensuite, une véritable chasse à la source fut entreprise par la municipalité de Cenon qui racheta la source Canelle sur le domaine de Beausite, la source Bellevue et la source Pichelièvre. Ces sources favorisent le développement en sous-bois d'une végétation luxuriante.
Le chemin reliant les sources est situé au pied des coteaux autrefois cultivés.
Le Parc des Coteaux doit expérimenter la pratique du jardinage par des amateurs éclairés (jardins familiaux), en des sites favorables à la croissance des végétaux. Si cette expérience est réussie, les coteaux peuvent retrouver ce qu'ils étaient précédemment : des jardins abrités où les cultures étaient hâtives et où l'eau maîtrisée permettait des récoles substantielles.
Les bâtiments existants ayant été requalifiés, cet aménagement le long des sources va pouvoir être perçu depuis la rue et inviter les promeneurs à la découverte.

Parc du Cypressat : le jardin du cyprès
Le coteau de Cenon était souligné par une forêt de cyprès d'où le nom de Cypressat. C'est de cette forêt qu'a jailli la biche blanche pour guider Roland à travers les marais, lors du siège par Charlemagne de Bordeaux occupée par les Sarrasins.
Dans le mythe grec, Cyparissos voulut se donner la mort par désespoir d'avoir tué un cerf sacré. Il fut métamorphosé en cyprès. Le cerf et le cyprès sont des symboles d'éternité.

Depuis le 15ème siècle et jusqu'en 1778, des rameaux de cyprès étaient coupés au Cypressat et portés au palais de l'Ombrière, siège de l'administration du duché de Bordeaux. Les capitaines de navires, en acquittant un droit, prenaient des rameaux qu'ils plaçaient à la proue du navire avant de mettre à la voile.
Une terrible gelée en 1709 fit périr tous les cyprès.
Un lieu d'apprentissage de sensibilisation, de découverte de la place de la nature en ville. Un conservatoire botanique ouvert partiellement au public. C'est un lieu d'apprentissage, de découverte de la nature, de la richesse du patrimoine végétal et de la nécessité de sa sauvegarde.
L'existence d'une forêt naturelle d'essences méditerranéennes s'explique par le microclimat de la côte de Cenon.
Le parc du Cypressat a longtemps fourni du bois de cyprès pour identifier les fûts contenant du vin de l'Entre-deux-mers : deux morceaux de bois de cyprès étaient cloués en croix sur ceux-ci. Aujourd'hui, seule subsiste la toponymie.
L'aménagement du parc, qui doit ouvrir au public au printemps 2010, s'est fondé sur cette histoire et propose la réintroduction sur ce site de cyprès de toutes les parties du monde.

Parc de l'Observatoire : les jardins du ciel
La construction de l'observatoire fut décidée en 1877 à l'emplacement d'un vignoble ravagé par le phylloxéra.
Le site choisi pour installer l'observatoire correspond à des critères de dégagement visuel, d'absence de pollution et de nuage. Aujourd'hui, les critères ont changé, mais les habitudes et les installations justifient jusqu'en 2013-2014 la présence d'une centaine de scientifiques sur le site. Le lieu pourrait être composé de façon à être marqué par l'empreinte que le ciel laisserait sur la terre si l'astre et la planète se rencontraient.
Ce jardin sera primordial car il devra expliciter les fondements théoriques des autres jardins conçus dans le Parc des Coteaux.

Parc du Castel
Ce parc a un peu vieilli. On a du mal à le replacer dans une logique de complémentarité avec d’autres sites du Parc des Coteaux. Cependant, c'est un vestibule idéal pour le chemin des crêtes. Dans cette perspective, il peut devenir une porte d'entrée majeure pour le Parc des Coteaux en liaison directe avec le quartier de la mairie, mais aussi plus largement avec tous les futurs habitants des Etangs du Domaine de Richelieu ou de la ZAC des Quais.
A moyen terme, avec la mise en place du TCSP et du pont Jean-Jacques Bosc, le Parc des Coteaux disposera d'une nouvelle entrée majeure au Sud.
Dans cette perspective, la Castel pourrait devenir la “Maison du Parc des Coteaux”.

Domaine de la Burthe : les jardins du monde
Le domaine de la Burthe est le plus vaste espace du Parc des Coteaux. Le parc propose trois ambiances : un talweg boisé, une plaine des sports sur les hauts et un bocage de prés, de haies et d'alignement d'arbres en partie centrale.
Le pré situé au cœur du domaine, entre le centre équestre et le château de la Burthe (CLSH), est un espace de grande dimension, très beau. Ce parc a de nombreux points communs avec Beauval. On retrouve ici les traces d'un paysage de grand domaine, comme il en existait beaucoup sur les hauts de Garonne.
Si le centre du parc est d'une grande qualité, la partie Nord est moins intéressante : les entrées sont peu lisibles, mal signalées. Par conséquent, l'entrée Sud du Parc des Coteaux par le domaine de la Burthe reste encore à imaginer.


Jusqu'au milieu du 20ème siècle, l'activité du domaine de la Burthe était dominée par la polyculture (champs, pâturages, vergers). Dans les années 1970, les champs en friche furent remplacés par des installations sportives. Aujourd'hui cohabitent l'unité sportive et récréative, le centre équestre, le parc boisé, et la forêt "naturelle".
C'est sur ce domaine que, grâce à une gestion raisonnée, le milieu forestier est le plus épanoui. Le parc recèle des ensembles équilibrés et stables se renouvelant par semis. Le sous-bois est dégagé, l'humus se stratifie, le temps semble ne plus avoir de prise sur ce lieu écologiquement stabilisé.
Les jardins du monde vont évoquer, depuis les jardins de Babylone jusqu'au jardin "en mouvement", les différentes formes que les jardins historiques (les jardins romaines, les jardins andalous, les jardins de la Renaissance et, plus près de nous, les jardins romantiques et composites) ont produites.
Le projet est celui d'un chemin central qui évoque le temps et dessert, sur 1 km, 18 plateformes développant chacune le rapport entre Nature et Culture qui existait alors.

Les "éclats" du Parc des Coteaux : un chapelet de petits espaces le long du fil vert

 A Bassens...
Entre Beauval et Rozin, le Parc des Coteaux s'émiette en une série d'éclats. Chaque éclat se présente comme une résurgence du parc au cœur des quartiers.

 Meignan
Un petit parc boisé de proximité à l’échelle du quartier. Un espace simple pratiqué par les anciens de la maison de retraite comme les enfants de la cité Meignan.

 Le petit bouquet d'arbres à l'angle du collège Manon Cormier
Un petit espace très important car il créé un jalon entre Meignan et le petit bois du Bousquet.

 Le petit bois du Bousquet
Boisement de chênes qui prend place dans le quartier du Bousquet comme lieu de mémoire car, bien que malmené par la tempête, il demeure un élément pérenne dans ce quartier totalement reconstruit ces dernières années. Les habitants se plaisent à organiser leur repas de quartier sous son ombrage.

 Square des Enfants du Bousquet
Un lieu conçu comme un jardin plus spécifiquement aménagé pour les enfants.

 Square de la République
Jardin balcon qui surplombe la zone portuaire. Très importante pour comprendre le paysage de Bassens, cette dualité vignes et coteaux - port sur la Garonne, mémoire de la ruralité et présent industriel. Dans la logique du déploiement du Parc des Coteaux, le jardin est aussi un lieu de basculement du plateau sur le rebord du coteau. Il annonce les séquences Rozin puis Panoramis.

A Lormont…
Liaison Carriet-Mireport
Séquence de transition à flanc de coteaux, à travers le boisement
Quelques percées sur le port et la rive gauche.

ʼ Mireport
Amphithéâtre vert, vue imprenable très cadrée sur le pont d’Aquitaine / Bacalan.

 Chemin de ronde du Prince Noir
“Le rempart qui surplombe le vieux Lormont”

 Place Gelot
Séquence de liaison urbaine.
Découverte du vieux Lormont.

 Les Hauts du Vieux Lormont
Variante proposée.
Découverte d’un site méconnu.
Des vues cadrées superbes sur le vieux Lormont, le Château du Prince Noir, le pont d'Aquitaine.

 Les Crêtes de l’Ermitage
Chemin des sensations fortes, très contrastées. Sensation d'être sur l'arrête du toit de la ville de Lormont. Des belvédères comme suspendus au-dessus de la falaise, des vues plongeantes sur la carrière.
Richesse insoupçonnée sur le plan botanique. Un site intermédiaire de reconquête d'une nature pionnière sur une ancienne carrière.
Processus de re-naturalisation.
Une proximité avec le fleuve.
Une des vues qui embrasse le mieux la courbe du Port de la Lune, le balcon de l’UNESCO.

 Verdière, liaison Ermitage-Iris
Un chemin creux qui descend du Parc de l’Ermitage pour déboucher sur un pré ouvert. Une connexion future avec le haut du site des Thermes.
Le site stratégique de demain, du fait de sa proximité avec le secteur en recomposition urbaine Lissandre-William Pitters.

 Bois de la Buttinière
Lieu très contraint par la trémie des voies ferrées. Masses boisées qui répondent au Parc Palmer et qui équilibrent le paysage : indispensables pour percevoir et comprendre la continuité du Parc des Coteaux de part et d'autre de la côte des quatre pavillons.

A Cenon…

 Les allées Palmer
Perspective sur le parc, lieu symbolique très important entre bas Cenon et haut Cenon. Une des rares brèches dans la lisière boisée franche et nette qui met en prise directe la ville basse et le Parc des Coteaux.

 Bois de Lestrille
Liaison forestière à flanc de coteaux. Ombrage. Une halte calme, un lieu de pique-nique agréable au pied de l'ancien mur d'escalade.

 Beausite
Un site où l'architecture se confronte frontalement au relief. Ici les à-pics, les effets de falaises, front de taille sont créés par les volumétries bâties. L'étagement très radical des barres de logements installées sur d'' étroites terrasses confronte le visiteur à des verticalités qui accentuent l'échelle ou à des effets de contre-plongée assez vertigineux. On escalade à Beau Site. Ici, il y a quelque chose de l’ordre de l'ascension alpine qui offre au visiteur une série de “tableaux de paysages urbains ” très impressionnants et totalement singuliers.

 Liaison Beausite Cypressat par Bellevue et Victor Hugo
Présence du Parc des Coteaux à mi-pente, visible par intermittence depuis le bas. Le Parc des Coteaux crée ici une ligne de contact entre le bas et le haut. La connexion avec le bas Cenon se fait au droit du site de la salle Victor Hugo.

A Floirac…

 Domaine de Sybirol
Un domaine privé assez impénétrable. Le Parc des Coteaux se limitera dans un premier temps à passer à flanc de coteaux, au-dessus des parcelles privées qui bordent l’avenue Pasteur. Cependant, ce lien revêt une importance primordiale car il dessinera une ligne visible depuis le bas Floirac et, en particulier, pour les habitants du quartier Libération et Richelieu.
Les connexions Haut/Bas sont rares. Le lien vert en contrebas du domaine de Sybirol permettra de lier les quartiers du Bas Floirac avec le Haut par le Parc de l'Observatoire. D'une certaine manière, cette portion du lien vert dédouble l'étroite avenue Pasteur et permet des échanges piétons/vélos en encorbellement connecté sur le Cypressat au Nord et au Parc de l'observatoire au Sud par le chemin de Tirecul.

 Le sentier des crêtes, entre Castel-Hauts de Guître et Burthe…
Dans sa partie Nord, le sentier des crêtes de Floirac sera le plus proche de la falaise, dans une confrontation avec l'à-pic plus brutale que le parc de l'Ermitage. Véritable chemin des douaniers, il invite à découvrir plusieurs points de vue sur la ville qui se fabrique (ZAC des Quais, Site de la Gare St Jean, Pont J-J Bosc).
Le parcours culmine avec le belvédère en contrebas de la Maison Lemoine, dernier promontoire, dernier poste avancé, dernier éperon du Parc des Coteaux. Un dernier regard vers le Port de la Lune au Nord, un dernier regard vers les vignes de Palus au Sud, et enfin on se perd vers les horizons de la forêt de pins plein Ouest. Le parcours s’achève pour rejoindre le domaine de la Burthe en surplombant la rocade Est.

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